HISTOIRE ET PATRIMOINE

Loué et ses poulets
Quand on parle de Loué, on pense aussitôt à ses poulets.
Loué a acquis sa réputation grâce à son marché de volailles. La région est idéale pour la production de céréales nécessaires aux poules, poulets et autres animaux de la basse-cour.
À partir du XVIe siècle, des écrivains tels que La Fontaine, Racine et la Comtesse de Ségur mentionnent la volaille de Loué.
Dans les années 50, le marché des volailles de Loué est réputé.
Aujourd’hui, le poulet de Loué est labellisé IGP (indication géographique protégée). Cela signifie que chaque éleveur de Loué se trouve dans un rayon de 80 km maximum autour du village de Loué.
Pour en savoir + sur l’histoire des poulets de Loué
www.loue.fr/notre-histoire
Loué, dix siècles d’histoire
Le village s’est développé à partir du domaine de Laudius, un riche propriétaire terrien de l’époque gallo-romaine. Les premières mentions sur ce village apparaissent dans un manuscrit du Xe siècle sous le nom de Loiaco. Les registres des anciens évêques du Mans du Xe siècle parlent de Loiacum. Au XIe et XIIIe siècle apparaît la notion de « prior de loe », puis en 1508 « prioratus de loueyo in campagna » ce qui donne Loué en Champagne.
Époque gallo-romaine
Loué est occupé dès l’époque gallo-romaine. Une enceinte d’exploitation semi-circulaire faite de talus et de fossés se situait entre la Vègre et les rues Bouttier François, Malouin et Coutard.
Moyen-âge
Au haut moyen âge, le seigneur s’installe sur la colline au nord. Le château, une forteresse, n’existe plus aujourd’hui, les derniers vestiges ont disparu au XIXe siècle. Quoique… Il resterait peut-être un morceau de tour rue du château. Cachée derrière un portail, la Tour qui s’élève entre deux maisons de la rue Coutard, est sûrement l’un des bâtiments les plus méconnus des Louésiens. Pourtant, les études de sa conception en feraient l’une des structures les plus anciennes du bourg. Elle daterait du XIIe siècle environ.
Les premiers seigneurs connus sont les Vicomtes de Beaumont. Raoul de Beaumont fonde en 1218 le prieuré de Loué pour l’abbaye de la Couture du Mans.
En 1286, la seigneurie passe à la famille des Montmorency-Laval par mariage. Puis elle est vendue à la famille prieur de Chanteloup qui possédait depuis la fin du XIVe siècle la terre de Chanteloup à Vallon.
Louis Le Clerc, écuyer, seigneur de Coulennes à Loué, l’acquit le premier août 1618 et réunit cette terre à celle de Coulennes.


18e siècle
La grande rénovation de Loué
L’ensemble des maisons et des habitations ont été rénovées au cours du XVIIIe siècle. À cette époque, Loué était connue pour sa vitalité agricole et la commune doit alors son essor à la culture du chanvre.
Au cours des siècles suivants, Loué devient un centre agricole ; des tanneries et un moulin à papier s’y installent également.
Après la révolution, Loué devient chef-lieu de canton.
19e siècle
Au milieu des années 1800, les halles, situées sous l’actuelle mairie, commençaient à devenir trop étroites pour accueillir l’ensemble des commerçants. Une deuxième halle a donc été construite à quelques mètres de la première, là où se trouvait l’ancienne salle des fêtes.
20e siècle
Durant l’occupation, les Allemands installent un poste d’observation près de la gare.
Loué est libérée par les Américains les 7 et 8 août 1944.
Durant les combats, le Lieutenant-colonel Donaldson, les soldats Charles Meyer et Edward Brauner ont donné leur vie pour la libération de la ville.
La maison Ricordeau, point de rencontre des pilotes des 24 heures
La maison Ricordeau attire depuis longtemps des collectionneurs et des passionnés de voitures.
Dans les années 70-80, ce prestigieux hôtel-restaurant était le point de rendez-vous des pilotes des 24 heures du Mans. De nombreuses personnalités et voitures de collection se sont arrêtées à Loué. La table Ricordeau était très appréciée des pilotes. Steve McQueen s’est restauré ici, lors du tournage, du film Le Mans, en 1971.

Années 1990 : initiation de la communauté de communes
Le 19 décembre 1994, la communauté de communes de Loué est créée. Elle regroupe alors 15 communes.
La communauté de communes des Pays de Loué — Vègre et Champagne est créée le 1er janvier 2014 par fusion des communautés de communes des Pays de Loué et de Vègre et Champagne, et l’intégration des communes Noyen-sur-Sarthe et Tassé. Elle est renommée communauté de communes Loué-Brûlon-Noyen par arrêté préfectoral le 16 mai 2014. Initialement établi à Mareil-en-Champagne, le siège de la communauté est transféré à Loué en avril 2018. En février 2022, la communauté de communes Loué-Brûlon-Noyen prend le nom de LBN Communauté.
29 communes sont ainsi regroupées. Le bourg rural de Loué compte aujourd’hui, en 2025, environ 2000 habitants.
Références sur l’histoire de la ville :
J’ai connu, je connais, je connaîtrai Loué, par Odette Gasco, éditions Passerelle

Patrimoine architectural : l’église Saint-Symphorien
La partie la plus ancienne de l’église de Loué date du XIe siècle. L’église a ensuite subi des modifications et des agrandissements au XIIe siècle puis au XVe siècle et au XIXe siècle. Elle constitue un ensemble du XIXe siècle très bien conservé.
Cette église se distingue par ses magnifiques vitraux qui filtrent la lumière naturelle de manière spectaculaire.
Les visiteurs peuvent également admirer ses peintures murales exceptionnelles.
Les peintures de l’église ont été réalisées à partir de la fin du XIXe siècle et achevées en 1924. Ces 1200 m2 de fresques sont réalisés à l’huile sur une couche de plâtre appliquée sur différents supports : pierre, mortier de chaux, pierres appareillées en blocage, brique, lattis. Ainsi, elles couvrent l’ensemble des surfaces intérieures : les murs et les voûtes, mais également les colonnes, les pilastres et les chapiteaux.
Le cœur avec ses vitraux et la nef de l’église ont été restaurés en 2024.
L’église possède une statue de Saint-Pierre datant du XVIIe siècle. Cette statue est classée monument historique. Elle a été empruntée par le Louvre, il y a quelques années.
Des visites de l’église peuvent être organisées, notamment pour connaître la symbolique cachée dans les fresques et sur le sol. Ainsi, le damier de carrelage noir et blanc symbolise le parcours pour rejoindre le paradis.